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Petite Histoire de Remoulins
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La région est habitée depuis la
préhistoire comme en témoignent la grotte de la Salpetrière (âge du
renne) ou celle de la Sartanette (âge de la pierre polie).Vers le XIème siècle
avant Jésus Christ, les romains s'installent à Ste Colombe (là même où, quelques
siècles auparavant, la tribu des Volkes-arécomiques fondèrent l'oppidum de
Marduel - aujourd'hui sur le territoire de St Bonnet du Gard-) et construisent
le Pont romain sur le gardon.Quelques siècles plus tard, le 1er août 736, Charles Martel marque de son passage l'histoire de Remoulins en
s'offrant la victoire contre les Sarrasins. L'époque précise de la
fondation de Remoulins est inconnue, mais il semblerait qu'elle ait offert
quelque importance à partir du Xème ou XIème siècle.
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Les localités du midi apparaissent, en effet, les
premières dans notre histoire, bien antérieurement aux communes du nord et,
cependant, les documents constitutifs manquent. Cela pourrait s'expliquer de la
manière suivante : Les villes du midi de la France et les communes qui se
formèrent par suite du déplacement de population, continuèrent sans transition,
après la conquête, à se gouverner par le régime municipal romain. Leur
organisation étant une chose acceptée, qui avait survécu à l'invasion, personne
ne songea à la rédiger, la proclamer, puisqu'elle existait déjà, à l'état de
fait ancien, accompli depuis longtemps.Remoulins, étant la
trajectoire logique pour l'Espagne et St Jacques de Compostelle, voire
Aigues-Mortes et la terre sainte, devint un point stratégique de franchissement
du Gardon.
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Remoulins, une plaine au pied des collines, au
débouché des gorges, mais une plaine marécageuse où feux follets, malaria,
rivière et courant, représentent autant de paramètres terribles à surmonter pour
les voyageurs de cette époque qui craignent les démons, la maladie, la noyade,
et recherchent la protection de Dieu pour les accompagner
dans leur périlleuse traversée du Gardon et leurs périples
multiples. Son climat typiquement méditerranéen a permis une culture
fruitière abondante et très variée, elle fut d'ailleurs surnommée par nos pères
la capitale de la cerise à l'époque où la production journalière avoisinait les
30 tonnes.
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